dimanche 4 juillet 2010

Même pas morte !



Et non ! Même pas morte !

Bon, pour autant, je n'ai pas écris grand chose, voir presque rien ces derniers mois. Et pour cause : je vais être maman ! Mais comme les 4 premiers mois ont été pour le moins "sportif" (hyperémèse gravidique, pour ceux qui savent ce que c'est), l'écriture, et à vrai dire beaucoup d'autres choses sont passées au second plan.

Mais maintenant que les choses se calment, je compte bien m'y remettre !

En attendant, une petite photo d'un chantier que je viens juste de terminer, histoire de dire que je n'ai pas totalement rien fichu ;) !






jeudi 25 février 2010

Putain

Un petit poème pour la route ;)

Putain
Attendre.
Rester là,
Ne pas penser
Et attendre.
Attendre et refuser.
Refusé le baiser étranger,
Refusé le baiser acheté,
Refusé le baiser
Qui ne donne que les lèvres.
De peur de ne plus supporter,
Jamais,
Le goût d’un autre baiser.
Alors refuser.
Serrez les dents,
Ne pas penser.
Attendre.
Attendre la fin,
Que les mains s’arrêtent,
Que l’halène étrangère s’éloigne,
Que le silence revienne,
Apaisant les souffles.
Enfin.
Continuer,
Toujours.
Supporter et toujours renvoyer la même image.
Attendre la fin,
L’argent,
Le silence.
Enfin, l’instant de silence et de solitude …
Savourer.
Et puis attendre de nouveau.

Attendre le suivant.

jeudi 4 février 2010

Prière


Le texte n'est pas de moi. C'est une prière. Mais elle m'a beaucoup touchée, alors je vous la partage.

Quand je ne serai plus là, lâchez-moi
Laissez-moi partir
Car j'ai tellement de choses à faire et à voir
Ne pleurez pas en pensant à moi
Soyez reconnaissants pour les belles années
Pendant lesquelles je vous ai donné mon amour !
Vous ne pouvez que deviner
Le bonheur que vous m'avez apporté !
Je vous remercie pour l'amour que chacun m'a démontré

Maintenant, il est temps pour moi de voyager seul.
Pendant un court moment vous pouvez avoir de la peine.
La confiance vous apportera réconfort et consolation.
Nous ne serons séparés que pour quelques temps
Laissez les souvenirs apaiser votre douleur
Je ne suis pas loin et la vie continue
Si vous en avez besoin, appelez-moi et je viendrai
Même si vous ne pouvez me voir ou me toucher, je serai là,
Et si vous écoutez votre cœur, vous sentirez clairement
La douceur de l'amour que j'apporterai

Quand il sera temps pour vous de partir,
Je serai là pour vous accueillir,
Absent de mon corps, présent avec la Grande Mère !
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer
Je ne suis pas là, je ne dors pas
Je suis les mille vents qui soufflent,
Je suis le scintillement des cristaux de neige,
Je suis la lumière qui traverse les champs de blé,
Je suis la douce pluie d'automne,
Je suis l'éveil des oiseaux dans le calme du matin,
Je suis l'étoile qui brille dans la nuit
Je suis la sève qui monte en chaque arbre
N'allez pas sur ma tombe pour pleurer,
Je ne suis pas là...... je ne suis pas mort.

vendredi 15 janvier 2010

Nudité

Ok, le titre est un peu racoleur... Mais en réalité, il n'y a pas grand chose de sexuel dans ce texte. Il est plus religieux qu'amoureux. 


Nudité

Tu m’as vue nue.
Bien plus qu’aucun vêtement
Arraché
Ne pourra jamais me dévoiler.

Tu m’as vue forte
Guerrière des tempêtes,
Tu m’as vue faible
Aigrette plumeuse baladée par un souffle.
Tu m’as vue dans l’illusion de mes forces,
Dans le déni de mes faiblesses,
Croire à des chimères,
Oublier la puissance
De la Terre
Sous mes pieds.

Tu as résonné
De mes rires les plus sincères
De mes chants, de mes danses,
De mes odes à la Vie.
Tu as souri
Avec moi
Des beautés de chaque jour.
Tu m’as vue aimer
Materner
Et donner.
Tu m’as vue offerte
Les mains en avants
Pleines de tout ce que j’étais.

Tu m’as vue renoncer
Et le front bas,
Ployer,
Mettre un genou à terre.
Tu m’as vue dans mes guerres
Affronter mes défaites.
Tu m’as vue lâche
Refuser le combat.
Et puis tu as vu
La bile et la rage
Remonter à mes lèvres,
Et la colère à l’âme,
Les crocs tendus,
M’élancer pour mordre.
Encore.
Et ne plus lâcher prise.
Tu m’as vue le sang à la bouche
Et la haine au regard.

J’aurais voulu
Parfois
Voiler ton regard
Ou détourner le mien
T’empêcher de me voir
Perdue dans mes impasses,
Engluée dans la fange.

Mais tu as tout vu :
Mes yeux en larmes
Ma bouche en rire
Mes terreurs et mes doutes
Mes espoirs et mes joies
Mes folies
Mes colères d’un instant
Mes amoures inconditionnelles.
Au-delà de l’image
Tu as observé la faille
Et touché du doigt
Les craquelures du verni.

Tu m’as vue nue,
Bien plus qu’aucun vêtement
Arraché
Ne pourra jamais
Me dévoiler.

dimanche 3 janvier 2010

Images d'hiver

Quelques images d'hiver en attendant d'avoir le temps de poster un peu d'écriture.















































Et bonne année à tous ! Que 2010 soit généreuse en bonne nouvelles ;)

vendredi 6 novembre 2009

Le coin du bouquin : Nous Autres

Nouvel épisode du coin du bouquin !

Aujourd’hui j’ai envie de vous faire partager un livre que j’ai retrouvé au détour d’une étagère de ma bibliothèque :
Nous autres d’Eugène Zamiatine

Pour la petite histoire, j’ai lu ce livre il y a plus de 10 ans. Il m’avait été prêté par mon professeur de philosophie, je ne saurais plus dire pour quelle raison de départ.
Mais à vrai dire, peu importe cette raison, le livre est tout simplement génial et je remercie encore M. Borieux de me l’avoir fait découvrir !

Pour bien comprendre l’histoire, il faut se remettre un peu dans le contexte. Eugène Zamiatine fut contemporain et concitoyen de Staline. D’ailleurs ce dernier apprécia moyennement le livre et fit enfermer son auteur… Ce qu’ils sont susceptibles ces moustachus !
Bref, Zamiatine fini par être libéré du goulag où il croupissait avant d’être exilé à Paris en 1931.
Voilà pour le contexte historique.

L’histoire maintenant. Elle est racontée directement par le personnage principal, à la première personne du singulier. Ce qui m’avait frappé à l’époque, c’est qu’il ne s’adressait pas aux générations futures ou contemporaines, comme souvent dans ce type de roman. Non, le « héros », D-503 (charmant patronyme, non ?), s’adresse aux générations passées. Aux générations qui sont nées libres, avec le droit de lire, d’aimer la musique, de rêver. Toutes ces choses interdites et ridiculisées dans son monde.
Vous l’aurez compris, "Nous autres" est une contre-utopie. C’est-à-dire que le monde qui y est décrit, régit par un Etat tout puissant supposément dévoué au bonheur, est en réalité un monde totalitaire. Un monde où toute liberté de pensée ou d’action est complètement réduite à néant.

Au début de l’histoire, D-503 est un mathématicien. Il travaille sur un vaisseau spatial il me semble, mais en fait, ça n’a aucune espèce d’intérêt dans l’histoire. Ce qui est intéressant, c’est son évolution. Car dans les premières pages, le monde dans lequel il vit lui semble merveilleux. L’Etat Unique est fabuleux, tout va pour le mieux, un vrai conte de fée ! Le tout raconté avec une telle innocence que le lecteur a plutôt pitié du héros.
Mais bien évidement, les choses n’en restent pas là… Sinon il n’y aurait pas d’histoire ! Et pour secouer un peu tout ça, quoi de mieux qu’une femme… I-330 : belle, libre, révolutionnaire. Dangereuse. Comme on peut s’y attendre, elle va entrainer D-503 dans les méandres de la résistance, au-delà de ses préjugés et du mur d’enceinte de la cité.

La suite je ne vous la raconte pas, ce serait vous gâcher le plaisir !

Pour ceux qui auraient comme une impression de déjà vu, oui, ça ressemble beaucoup à « 1984 » de George Orwell. Ceci-dit, et malgré toute mon admiration pour Orwell, la comparaison n’est pas à son avantage. Loin s’en faut ! Une vulgaire repompe à laquelle il manque trop de choses. A commencer par du vécu.


Voilà ! Maintenant je vous laisse découvrir l’œuvre ! Bonne lecture à tous !


vendredi 23 octobre 2009

Contre-pied


Objectif du jour : Prendre Waid à contre-pied… C'est-à-dire faire tout sauf le texte qu’il attend. Oui, parce que aux vues des mots qu’il a choisi, je me doute quand même un peu de ce qu’il attend ! Mais comme j’ai décidé d’être un peu garce…

Petit rappel : le thème était « amour au bureau » et les mots « lunettes, sphincter, chibre, perroquet, menottes ».


Julien regarda sa montre pour la énième fois de l’après-midi, mais les aiguilles ne semblaient pas pour autant décidées à accélérer leur marche. Encore deux heures. Deux heures avant que l’immense parc animalier ne ferme et qu’il puisse enfin, après une dernière ronde, regagner son bureau et la retrouver. 
Avec un soupir de résignation, il entreprit un nouveau tour du propriétaire pour tromper l’ennui. Remontant les allées de gravier, il contourna les tables de bois où les joueurs de chibre et d’échec se regroupaient. Beaucoup plus bruyant, les joueurs de cartes contrastaient étrangement avec leurs collègues stratèges. Habitué aux disputes gueulardes des uns comme à l’indifférence taciturne des autres, Julien ne leur prêta aucune attention et les dépassa à grand pas. 

Arrivé à la hauteur de la ménagerie, il interrogea du regard son collègue en poste devant l’entrée. D’un simple signe de tête, ce dernier lui signifia que tout allait bien. S’il fut surpris de voir son chef faire une nouvelle ronde d’inspection alors que la dernière datait de moins d’une heure, il n’en laissa rien paraître. Préférant certainement l’ignorance aux aboiements bourrus qu’il se serrait attirés en posant la question ouvertement. 
Julien poursuivi sans entrer dans la ménagerie, et fit de même en passant devant la volière et devant le chenil. Il évitait autant que possible ces zones du parc où le bruit régnait en maître. Cochons, perroquets et chien de toutes races n’avaient jamais été de ses animaux préférés, bien qu’il veilla à leur bien-être autant que pour les autres. 
Il ralentit en revanche le pas en approchant du vivarium. Serpents et lézards étaient autrement plus calmes que leurs voisins à sang chaud, et il aimait le calme et l’obscurité du lieu. Même les enfants restaient muets d’admiration devant les grandes vitres. Certains, plus hardis que les autres, écrasaient leur nez et leurs menottes contre la glace, dans l’espoir de faire bouger le grand serpent à lunettes ou l’inquiétante vipère à cornes. En générale, ni le naja ni la cornue ne se souciaient de leur donner satisfaction.
Prenant son temps, l’homme aimait prolonger cet instant de quiétude en poursuivant sa ronde par l’aquarium. Là aussi, les visiteurs conservaient un silence respectueux, chuchotant instinctivement pour ne pas troubler la paix des lieux. 
Dans leur immense bassin à ciel ouvert, le couple de dogon broutait paisiblement, se laissant parfois flotter entre deux eaux pour observer les étranges bipèdes qui déambulaient de l’autre côté de la vitre. Julien aimaient les observer de longs moments, regardant les sphincters de leurs yeux s’ouvrir et se fermer en un curieux clin d’œil.

Mais l’aquarium, c’était surtout le repaire des amoureux. Des couples de tous âges venaient s’y promener, main dans la main, flânant dans l’atmosphère romantique des reflets bleutés. Il les observait souvent, suivant leur avancée avec un sourire complice. Aujourd’hui particulièrement. Chacun de ses couples réveillait son impatience… Bientôt, il pourrait rejoindre son bureau, enfin, et l’inviter à le rejoindre. Seuls au monde au milieu de ce parc déserté, ils pourraient alors se gorger de leur présence mutuelle, le corps et l’esprit tendus par l’attente qui les avait tenaillés toute la journée. Rêvassant devant les aquariums, il imaginait déjà ses doigts courant sur sa peau… Avec un peu d’imagination, il pouvait même déjà entendre le crissement léger des bas de nylon sous ses ongles…


Voilà ! A vous de jouer maintenant Monsieur Waid ! La balle est dans votre camp ;)
Voici la liste que je vous propose :
Grande peur (thème)
Eau minérale
Rhinocéroce
Poupée
Crème
Chenille