vendredi 13 décembre 2019

Emballez, c'est pesé !

Ha ! Noël... Le sapin, les décorations, les cadeaux... Et le maxi sac poubelle rempli à craquer de papier cadeau qui n'aura servi à rien ou presque avant de finir sa course à la décharge.

Tous les ans, ce sont des quantités industrielles de papier, scotch et rubans qui partent à la poubelle, trop rarement au recyclage, après un bref usage. Le jetable dans toute sa splendeur.

Et ce gâchis est aggravé par la tendance actuelle des papiers métallisés ou brillants. Vous savez, ces papiers miroirs qui reflètent les loupiotes du sapin à vous en coller mal au crâne dès le matin ! Et bien ces papiers n'ont de papier que le nom : ils sont composés essentiellement de plastique et ne sont pas recyclables dans la plupart des communes. Seuls certains centres de tri en France peuvent les gérer et les recycler. 

Pourtant, il existe des alternatives ! Du recyclable au réutilisable !
Tout d'abord les vrais papiers. Craft, images de magasines... Même le papier journal peut faire de très jolis emballages avec un peu de customisation. 



Mais ma préférence va nettement au furoshiki, qui peut être à la fois issu du recyclage (chutes de tissus, vêtements usagés et non donnables...) et réutilisé d'une année sur l'autre. 
Si vous avez le temps de confectionner de jolis sacs, l'emballage peut même devenir un cadeau en lui-même, s'ajoutant au présent emballé. 

Pour ceux qui connaissent le blog, vous savez que j'ai déjà fait un article sur le sujet (pour les autres, il est ici), je ne vais donc pas me répéter, je vous laisse aller voir les méthodes. 
Si elles vous paraissent compliquées, sachez qu'il suffit souvent de faire comme avec du papier, mais avec un carré de tissu : enroulez, placez un ruban dans chaque sens pour maintenir... et c'est tout. 
Si vous êtes patients ou désœuvrés, vous pouvez réaliser des sachets. Voici des tutoriels assez simples ici et là pour en confectionner (perso, j'ai la flemme...).

Et pour illustrer, voici quelques-uns de mes paquets de l'an dernier. Noël 2018 : aucun papier cadeau dans ma poubelle ! Et je compte bien réitérer cette année ! 

Et vous ?

 Dans des serviettes de table :




Dans de vieux t-shirts :


Dans des chutes de tissus :





Et même dans un ancien paréo !


vendredi 8 novembre 2019

Une couille dans le potage (linguistique)



Si je n'ai pas au moins 300 vues avec un titre aussi racoleur, je ne sais pas où va le monde ma bonne dame…

Alors que j’ai habituellement tendance à m’en foutre comme de ma première cuillère (à potage, donc), j’ai été confrontée la semaine dernière au sexisme ordinaire du langage. Et (oh ! Surprise !) j’en ai été profondément agacée.

Résumé de la situation :

18h30, il fait nuit, il pleut et je dois laver une couette à la laverie automatique. Les gens étant incapables de la moindre propreté, le parking est un piège à pneu constellé de tessons de bouteilles. Et comme, en ce qui concerne les pièges, j’ai quelque chose d’un elfe… Me voici dans le noir, sous la pluie, en t-shirt (parce que les manteaux, c’est pour les faibles… ou ceux qui pensent à les prendre), à changer ma roue éclatée.
Règle numéro un avant d’affronter une corvée : râler. Si si, c’est important. Ça rend plus efficace, surtout si vous y ajoutez une bordée d’injures. Étant seule, j’envoie une photo du carnage et un petit commentaire cynique à un ami compatissant avant de me mettre à la tâche. 
Quelques minutes et de nombreux jurons plus tard, réponse de l’ami compatissant et dialogue improbable :
«- Merde ! Comment tu vas faire ?
- Heu… Je vais changer la roue ? Que veux-tu que je fasse d’autre ?
- Mais tu sais faire ça ?
- Oui. D’ailleurs j’ai déjà fini.»

Et là, réponse :
«- Wahou ! Quel bonhomme !»

Perplexe, j’hésite entre rire, me gratter une couille ou vérifier que mes seins sont toujours là.

Sachant que l’ami en question n’a vraiment rien du «gros macho sexiste pourvu d’un QI négatif», que c’est même un fervent militant de l’égalité des sexes, je sens bien que sa phrase est supposée être un compliment… Mais vraiment, je n’y arrive pas.

Un bonhomme ? Vraiment ? L’usage approprié du cric et de la clef à pipe aurait donc provoqué l’ablation magique et subite de mon utérus (et de ce qui s’y rattache, on ne va pas chipoter pour si peu) ? Et la poussée, également magique et subite, d’une paire de bourses velues surmontées d’un petit chauve en col roulé ?

Non, vraiment, je m’interroge… Je viens d’investir dans une nouvelle cup, dois-je la renvoyer au profit d’un lot de rasoir Gilette ? Ou puis-je inverser le processus en repassant convenablement un col de chemise ?

Plus sérieusement, ce sexisme ordinaire du langage m’exaspère. Comme si une femme capable de s’assumer de A à Z devenait, d’un coup, pouf pouf, un homme.
J’en déduis que l’autonomie est un obscur breuvage de sorcière à haute concentration en testostérone. Un genre de potion magique à base de coucougnettes broyées (avouez que vous avez l’image... De rien, ça me fait plaisir.) qui transformerait celui qui le consomme en un être admirable, pourvu de toutes les capacités, donc d’attributs masculins.

Petit cours de biologie appliquée à la mécanique de base : pour changer une roue, il vous faut : une roue neuve, une clef à pipe de la bonne taille, un cric, vos mains et éventuellement le poids de votre corps pour desserrer les écrous. ET C’EST TOUT ! Comme vous voyez, l’usage d’un pénis est inutile. Voir franchement déconseillé… sérieusement, ça doit faire super mal…
Dans notre prochain numéro, nous verrons comment cuire des saucisses sans vag… Pardon, je m’égare.

Le pire dans tout ça, c’est que cette petite phrase anodine se veut un compliment. Alors que la même phrase au féminin est employée… comme insulte.
Un homme est ému par un film ? Quelle gonzesse ! *rire gras*
Un homme sait cuisiner et prend plaisir à le faire pour sa femme ? Une vraie petite femme d’intérieur ! *rire gras bis*
J’invite d’ailleurs les coutumiers de cette dernière version à aller le dire à Gordon Ramsay dans sa cuisine. Moi, je regarderai en riant avec du pop-corn (au beurre, pour le gras).

Donc reprenons, pour être bien sûr-e-s d’avoir tout compris :
- L’autonomie est une potion à base de testostérone.
- La sensibilité (et la capacité à faire son ménage) est une potion à base d’œstrogènes (et c’est carrément la honte).

Et les «comme une fille» se multiplient comme synonyme de médiocrité : Tu cours comme une fille, tu pleures comme une fille, tu frappes comme une fille… Juste pour information, la dernière fois que j’ai frappé quelqu’un (sur un tatami), il a dit «aïe». Et même «Aïeuuuuuuuuuh ! Pu**** de bor*** de mer** ! Tu m’as fait mal, conn**** !». Pas «tu frappes comme une fille».

Personnellement, je trouve cette tambouille indigeste. Et il serait plus que temps de dégraisser le bouillon du langage de toutes ces allusions idiotes. Car au final, ces phrases sont tellement passées dans le langage courant qu’elles ne sont même plus vraiment sexistes. Seulement débiles. En tout cas pour une majorité de ceux qui les emploient. Et soyons réalistes : la minorité restante est à dégager avec la graisse du bouillon.


jeudi 9 mai 2019

Deux petites étoiles

"Il faut beaucoup de chaos en soi pour accoucher d'une étoile qui danse" Nietzsche

"Il y a toujours un soleil derrière les nuages"

Je reprends la plume après plusieurs années sans rien écrire. 
Ce texte n'est pas fantastique, mais vous n'imaginez même pas le plaisir que j'ai pris à l'écrire. réécrire quelque chose m'a fait un bien fou. Du coup, le blog va peut-être reprendre de l'activité... Qui sait...

Deux petites étoiles

Deux petites étoiles
Au fond de mon silence
Deux petites étoiles
Apparues par hasard
Tournent
Dansent
Et m'emportent
A nouveau dans la ronde.
Comme le souffle revient
Me ramène à la vie
Son regard sur mon âme
Me ramène à l'envie
Simple
D'être moi.
Sans attentes.
Sans espoirs vains.
Juste aujourd'hui
Et le soleil au-dessus des nuages.
Le soleil
Brillant.
Comme deux petites étoiles.

lundi 22 janvier 2018

Initier les enfants à l'opéra

Il y a quelques jours, j'ai publié une virulente critique de "La Flûte Enchantée", dans sa version adaptée aux enfants. Néanmoins, cette médiocrité n'est pas la norme, fort heureusement.

Avant cette malheureuse réservation, la gnomette avait déjà été voir deux spectacles d'initiation à l'opéra qui l'avaient laissée enchantée. Pas comme la flûte, donc.

La voilà la voix de Lola



L'intrigue est on ne peut plus simpliste : Mademoiselle Lola boit une potion donnée par une sorcière et perd sa voix. Elle ne va pas pouvoir chanter pour le Prince Luluberlu ! Zut alors... 
Mais le médecin va l'aider à retrouver sa voix et à chanter de plus en plus haut.

Une histoire simple, mais sans niaiserie excessive, qui permet de faire chanter diverses chansons lyriques à l'héroïne. Rossini, Gounot, Bizet... Un joli répertoire enjoué, bien choisi pour donner le goût de l'opéra aux enfants.

Nous avions vu la pièce à la comédie Saint Michel (3 fois...), mais actuellement, vous pouvez la voir Chennevièvre sur Marnes (94). Vous pouvez aussi attendre qu'elle repasse à Paris.

Les Sorcifées



Cette fois l'histoire est un peu plus fouillée. Une jeune princesse dépérit et ses suivantes essaient tout et n'importe quoi pour la guérir. Elle consultent des voyants, invoquent les esprits... et bien sûr tout cela tourne assez mal pour elles ! Elles vont subir diverses transformations avant de retrouver leur forme normale et de guérir la princesse. 

La pièce dure une bonne heure et nous fait découvrir (ou redécouvrir pour les plus grands) un grand nombre d'airs d'opéra. Satie, Dvorak, Verdi, Purcell, Offenbach ... Il y en a pour tous les goût et dans plusieurs langues !

Malheureusement, la pièce n'est plus jouée actuellement mais elle revient régulièrement grâce à son succès. Donc surveillez bien ici ! Vous pouvez également suivre leur page Facebook et les contacter pour organiser leur venue dans l'école de vos enfants !

mardi 16 janvier 2018

Persée, la palpitante épopée pipée perpétuelle (A la folie Théâtre, Paris 11e)

Histoire de ne pas rester sur un échec (voir article précédent : "la flûte (dés)enchantée"), nous voici parties samedi 13 janvier rue de la Folie-Méricourt pour aller voir "Persée, la palpitante épopée pipée perpétuelle". Spectacle réservé au et par hasard, qui fut une excellente surprise.




Alors l'histoire de Persée, tout le monde connait. L'oracle fait à Acrisios, Zeus qui se tape Danaé sous la forme d'une pluie d'or, Persée élevé par Polydectès, la gorgone Méduse... tout ça tout ça. Je ne vais pas vous refaire le mythe, vous connaissez. Et si vous avez des petits trous de mémoire, allez voir là ou là. Ou dans un dico, ça marche aussi.

Alors si vous êtes un acharné du respect des mythes, passez votre chemin. Mais si vous avez de l'humour et quelques références improbables (disons de la mythologie aux publicités des années 90), cette pièce est pour vous !

La pièce dure 1h15... et on en redemande ! Sur scène, 6 comédiens qui assurent chacun plusieurs rôles avec une énergie à couper le souffle. Zeus, Hadès, Héra, Castor et Pollux... Ils sont tous là, sans oublier ceux qu'on n'attend pas et dont je ne vous dirai rien ! Si ce n'est qu'ils vous feront rire. 

Calembours, running gag, jeux de mots, anachronismes assumés... Toutes les ficelles y passent, même les plus usées. Mais ça fonctionne. Pas une seconde d'ennui, on rit, tous. Le public comportait des seniors, des plus-jeunes-mais-pas-tout-à-fait-vieux, et ma fille de 7 ans. J'ai eu un peu peur que cet humour qui m'a fait rire sincèrement lui passe au dessus de la tête, mais non. Comme avec Disney (pardon pour cette comparaison de merde), il y en a pour tous les âges. Nous n'avons pas ri des mêmes choses, pas toujours aux mêmes moments, mais nous avons ri (beaucoup) toutes les deux, et c'est bien là l'essentiel. 

Cela dit, nous n'y sommes pas allées les mains dans les poches. Pour qu'un enfant rit, encore faut-il que son esprit soit suffisamment disponible pour percevoir l'humour. Donc n'y emmenez pas des enfants trop jeunes ou sans habitude du théâtre (je dirais 6 ans ET l'expérience du théâtre). Et surtout, prenez le temps de leur conter quelques mythes avant. Celui de Persée, évidemment, celui de Narcisse, de Sisyphe, les frasques de Zeus (édulcorées, n'allez pas les perturber !) ... Cela leur donnera des points de repère dans les personnages et vous évitera de devoir expliquer qui est qui (j'ai dû expliquer Sisyphe).  

Bref, vous l'aurez compris, nous avons passé un excellent moment. Un vrai bon moment de théâtre pour jeunes et moins jeunes. Alors n'hésitez pas : si vous avez l'occasion d'aller traîner vos guêtres dans le 11ème, faites le détour par le théâtre A la Folie et allez voir ce petit bijou au nom improbable !

Bonne séance à tous !

PS : si vous voulez d'autres avis, faites un tour sur leur page facebook, ici.

lundi 15 janvier 2018

La flûte (dés)enchantée, spectacle enfant au théâtre Essaïon

Critique (virulente) de spectacle enfant : La flûte enchantée, actuellement au théâtre Essaïon

Étant maman d'une gnomette de 7 ans, je commence à avoir une certaine habitude des spectacles pour enfants. Théâtre, initiation à l'opéra, danse, magie… Le choix est vaste. Autant que l'éventail de qualité, et ce n'est pas peu dire.
Ma gnomette ayant adoré ses précédentes rencontres avec l'opéra, nous sommes allées voir vendredi 5 janvier « La flûte enchantée » au théâtre Essaïon (Paris, derrière Beaubourg).




A priori, c'était plutôt une bonne idée : un après-midi pluvieux, un joli conte, la musique de Mozart… Le tout dans une mise en scène adaptée aux enfants. Et c'est là que le bas blesse, ou que la flûte se désenchante...

Adapté aux enfants… Dans ma grande naïveté, j'ai imaginé que cette adaptation signifiait « se limiter aux plus grands airs » et « introduire un conteur ». Ce qui en soit aurait été une bonne idée, l'histoire étant en allemand, donc pas évidente pour des enfants, et très longue. Que nenni ! J'étais, hélas, loin de me douter de ce qui nous attendait réellement. Tremblez, mortels, car je ne vous en épargnerai pas le récit.

Alors oui, il y a une narratrice sur scène, habillée en oiseleur, jusque là tout va bien. Elle conte et explique l'histoire, tenant tour à tour certains rôles, prioritairement Papageno et Papagena, bien sûr. Hélas, elle le fait en prenant les enfants pour des débiles mentaux. « Roulalalalalala… c'est compliqué cette histoire ! Roulalalalala ! Il est vilain Mozart de mettre plusieurs histoires dans la même histoire ! » … Et je n'exagère même pas, pas besoin, ce sont très exactement les mots donnés sur scène.

Bref, l'histoire est tronquée, racontée avec les pieds (et des pieds pas propres) et façon neuneu. Soit. Reste la sublime musique de Mozart, me direz-vous. Le grand air de la Reine de la Nuit… Les bavardages charmants de Papageno… Le mystérieux Sarastro... Et bien non ! Même pas ! Que dalle ! Remballez vos attentes ! La musique passe en bruit de fond sur un vieux poste… Elle est à peine audible, le plus souvent masquée par les déblatérations aberrantes de la comédienne. Il faudra attendre que la comédienne (chanteuse lyrique?) entonne deux extraits pour avoir un aperçu de la musique… et se dire que finalement, le poste, ce n'était pas si mal ! Deux extraits, dont un chanté faux. Fabuleux. Ma filleule s'est bouché les oreilles sur le premier extrait.

Vous l'aurez compris, je n'ai jamais été aussi déçue d'une pièce. Et pourtant, j'en ai vu quelques unes (filière théâtre oblige)... mais jamais un tel massacre !
Je laisse le mot de la fin à ma gnomette : « Mais t'inquiète pas maman, j'ai aimé quand même un peu : le serpent était rigolo ! ».
Ceux qui connaissent l'histoire savent également quel est le rôle du serpent...


Et ceux qui ne savent pas, allez voir le résumé là, et écouter ici !

mardi 19 décembre 2017

Du célibat

Je tente aujourd'hui de réveiller le blog. Et je commence par un petit constat un peu déprimant. Déprimant mais lucide. Et la lucidité, ça a du bon : ça fait avancer et laisser la merde derrière soi.






Ha, le célibat… Ce grand sujet d'achoppement avec vos ami(e)s. Que vous soyez nouvellement célibataire, toujours célibataire, encore célibataire, au final peu importe : à leurs yeux, vous n'êtes pas en couple. Et ça c'est maaaaaaaaaaaaaaal ! Et oui, parce que le couple, c'est la norme, la salvation, l'éden, le nirvana… hein ? Quoi ? Taux de divortialité en hausse constante depuis des années ? 236 300 mariages et 123 700 divorces en 2015 (soit environ 1 pour 2, source insee) ? Meuh non ! Le nirvana qu'on vous dit !

Mais bon, après tout, chacun voit midi à sa porte, et leur opinion n'engage qu'eux… ou pas. Parce que le problème est bien là : Il n'y en a pas un pour rester à sa place et ne pas chercher à appliquer son opinion aux autres. Le prosélytisme conjugale est partout, il est insidieux, vicieux, omniprésent. Dans la publicité, dans les films et les livres, bien sûr, mais aussi et surtout dans le regard de vos amis.

Et là, chacun sa méthode.

Il y a ceux qui vous disent « non, mais t'inquiète pas, tu es une belle femme (ou un bel homme, ça marche aussi), tu vas retrouver quelqu'un ! Et puis tu es encore jeune... ». Celui-là, heureusement que les lois sur le meurtre sont assez strictes. Parce qu'il faut bien l'avouer, l'envie de l'étriper avec les dents est souvent très forte. Ou avec une petite cuillère émoussée, chacun ses goûts, on ne juge pas.

Il y a ceux qui vous arrangent des rancarts. Ha ! Le fameux rancart avec « le/la pote célibataire qui va forcément nous plaire… D'ailleurs ils ne savent même pas pourquoi ils n'y ont pas pensé avant… ». Je peux répondre à cette question : c'est parce qu'avant, vous pensiez, justement ! Se mêler des affaires de fesses ou de cœur des copains, ce n'est pas penser : c'est vomir avec le cerveau. Alors recommencez à penser, et foutez la paix à notre cul. Merci.

Vous avez aussi ceux, plus rares heureusement, qui vous poussent à vous inscrire sur les sites de rencontre (voir vous y inscrivent eux-même). Alors mon conseil si vous êtes une femme : faites-le un peu avant les fêtes. Comme ça, vous aurez de quoi remplir un magnifique calendrier de l'avent avec des photos de bites. Trop classe ! On en rêvait.

Et enfin, et c'est là que je veux en venir, il y a ceux qui vous oublient. Ceux-là, ils font mal. Vraiment. Vous ne voyez pas de quoi je parle ? Je vais vous éclairer. Les gens en couple sortent (au sens très large du terme) avec d'autres couples. « Tiens, et si on se faisait un resto avec Germaine et Alphonse ? » « Ha oui, bonne idée, ça fait longtemps qu'on ne LES a pas vus ! ». Le LES est prédominant. Si nous sommes deux, il faut un miroir en face. Donc deux aussi (oui je sais compter jusqu'à deux, même trois, mais seulement après deux cafés). Vous, la/le célibataire, vous faites un mauvais miroir.
Alors on se réfugie derrière des bons sentiments « Nan, mais Jocelyne, elle va tenir la chandelle, ce n'est pas sympa pour elle... ». C'est vrai que tenir Jocelyne à l'écart de tous les événements amicaux, c'est trop sympa. Elle vous décernera sûrement la médaille de l'ami(e) de l'année.

Alors décortiquons un peu cette idée de merde de « tenir la chandelle », voulez-vous ? D'ailleurs, si vous ne voulez pas, je vais le faire quand même. C'est mon blog, je fais ce que je veux. Qu'est-ce que ça veut dire « tenir la chandelle » ? Ça veut dire qu'elle va s'ennuyer. Hein ? Mais pourquoi ?
De deux choses l'une : soit vous considérez Jocelyne comme une grosse débile incapable de parler à deux personnes en même temps, soit c'est vous le problème.
Alors ? Est-ce vous le problème ? Êtes-vous si incapables de parler à une même personne plus de 10 seconde ? Ou alors, vous êtes incapables d'arrêter de vous tripoter assez longtemps pour ne pas générer de malaise ? Depuis que vous êtes deux, vous avez jeté vos cervelles et vous n'avez plus de centres d’intérêts autres que « qui sort la poubelle ce soir ? » et "Ho, oui ! Tripote moi encore !" ?
Si c'est le cas, inquiétez-vous pour vous, pas pour Jocelyne.

Donc oui, c'est une idée de merde. Mais la majorité des couples s'en servent régulièrement pour évincer leurs ami(e)s célibataires. Et c'est pour cette raison que beaucoup de célibataires finissent… seul(e)s.

Être célibataire, c'est une fois sur deux un choix, pas une calamité. Du moins au départ. Mais rapidement, on se rend compte qu'être célibataire veut dire être seul(e). Parce que vos ami(e)s vous abandonnent. Ho ! Pas du jour au lendemain ! Non, progressivement. Ça se met en place insidieusement, au fur et à mesure qu'ils font ce constat simple : vous ne courrez pas après une nouvelle « moitié ». Alors commence l'exclusion. Les dîners entre couple, les soirées sans autre célibataire (oui n'oubliez pas, vous êtes trop cons pour parler avec des gens en couple)… On ne vous invite plus. Et ce n'est que la première étape. Après on ne répond plus à vos invitations, ou le moins souvent possible. Vous proposez un réveillon, ou tout autre événement des mois à l'avance, mais on va toujours donner la priorité à une invitation émanant d'un autre couple. Même si cette invitation arrive à la dernière minute. Le comble étant de vous laisser sans réponse en attendant une autre invitation. Le fameux « pour le moment j'ai rien de prévu, je te tiens au courant. »… Ont-ils la moindre conscience de ce que cette réponse a d'insultant ? Et oui, vous n'êtes plus que le « faute de mieux ». Merveilleux.

Au final, on finit par s'y faire et ne plus chercher à voir ces personnes. On finit toujours par ne plus essayer. Certains se mettront en couple par dépit avec un(e) aussi dépité(e) qu'eux. D'autres feront le choix d'être célibataires et seul(e)s. Parce qu'ils ne se reconnaissent définitivement pas dans le modèle du couple. Qu'ils se considèrent (sacrilège ! Hérésie !) comme entier à eux seul(e)s. Ils n'ont donc pas besoin d'une « moitié » d'urgence. Mais quand nous faisons ce choix, nous savons que la solitude sera notre plus fidèle amie.


Alors bien sûr, il existe quelques couples qui ne se comportent pas comme ça. Qui demeurent des individus et pas des « moitiés ». Ceux-là restent fidèles à eux-même… et à vous. Ils sont rares, et ne vous faites pas d'illusions : si vous avez, comme moi, trois couples de cette sorte dans vos amis, alors vous êtes extrêmement privilégié(e)s. Choyez-les car les autres vous tourneront le dos tôt ou tard. 

lundi 24 novembre 2014

Fondant chocolat et caramel au beurre salé (suite du thé gourmand)

Deuxième recette, le fondant. Je vais vous mettre différentes méthodes car j'utilise un ustensile que vous n'avez probablement pas.







Fondant chocolat  et caramel au beurre salé



Ingrédient pour 8 petits fondants (4 personnes)

200 gr de chocolat noir de bonne qualité (plus de 70% de cacao dans l'idéal).
130 gr de beurre
120 gr de sucre
5 oeufs
20 gr de farine
8 à 10 caramels au beurre salé (je mettrai la recette pour ceux qui veulent les faire eux même)

Préparation

Faites fondes le chocolat coupé en carré et le beurre, soit à la casserole, soit au micro-onde. Fouettez pour rendre homogène.
Ajoutez le sucre et fouettez jusqu'à obtenir un mélange parfaitement lisse.
Laissez refroidir quelques minutes pour ne pas cuire vos œufs en les ajoutant.
Ajoutez les œufs et fouettez de nouveau.
Enfin, ajoutez la farine tamisée et fouettez.

Versez la préparation dans des ramequins hauts. Les pots de yaourt mamie nova sont parfaits en taille. Il vous en faudra 5. Si vous avez un microvap' Tupperware (comme moi), vous pouvez utiliser les ramequins fournis avec ou des pots de yaourt (ça rentre parfaitement dans le grand panier).

Si vous utilisez les mini ramequins tupperware : enfoncez un caramel dans chaque pot (pas jusqu'au fond, ils doivent dépasser légèrement de la préparation).
Si vous utilisez des pots de yaourt : enfoncez 2 caramels dans chaque pot (idem, ils doivent dépasser)

Si vous avez un microvap : faites cuire 18 minute à 750 watts, puis laissez refroidir 15 minutes sans ouvrir le microvap.

Pour ceux qui n'en ont pas : utilisez un cuit-vapeur ou une cocotte minute. 25 minutes de cuisson environ (pour la cocotte minute, c'est en tout ! soit en gros 15 minute à partir du sifflement).

Pour ceux qui se demandent de quoi je peux bien causer, le micro-vap c'est ça :




C'est un ustensile génial, mais assez cher. J'ai eu la chance de ne pas le payer quand je bossais pour Tupperware. Si vous avez l'occasion d'en acheter un pas trop cher, surtout n'hésitez pas ;) Ici, il est rarement rangé. Je m'en sers au moins 5 fois par semaine.


Crème brûlée au safran


Samedi soir nous avons fêté les 35 ans du Renart. Pour le dessert, j'avais réalisé un thé gourmand avec les pâtisseries suivantes :

Crème brûlée au safran (qui est devenu un entremet au safran, faute de remettre la main sur la recharge du chalumeau)
Tartelette au citron meringuée
Fondant chocolat et caramel au beurre salé

A la demande générale de Melmothia, je vais mettre les recettes ici !












Crème brûlée au safran


Ingrédients pour 8 portions 

6 jaunes d’œuf
150 gr de sucre
40 cl de crème fleurette
25 cl de lait
safran



Préparation 

Préchauffez le four et un bain marie à 160°c. 
Faites bouillir le lait avec le safran. Pour cette recette, j'utilise 3 à 4 mini pots. A adapter selon vos goûts.
Pendant ce temps, battez les jaunes d’œuf avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse.
Quand le lait est chaud, sortez-le du feu et ajoutez la crème.
Versez sur les œufs et le sucre en fouettant énergiquement.  
Remettre à chauffer à feu très doux sans cesser de remuer. Au premier frémissement, retirez immédiatement du feu.
Versez la préparation dans des ramequins bas et placez dans le bain marie.
Laissez cuire 40 à 50 minutes.

Lorsque les crèmes sont cuites, placez-les au frais pendant 4h minimum. Au moment de servir, saupoudrez de cassonade et brûlez au chalumeau.
Si vous êtes aussi doué(e)s que moi et que vous ne retrouvez pas la recharge de gaz, la crème est également très bonne sans être brûlée !




vendredi 17 octobre 2014

Canard aux 5 parfums



Dans la série des recettes qui fonctionnent super bien avec les gnomes, tout en permettant de leur faire découvrir d'autre goût que le standardisé, en voici une que ma cacahuète démoniaque adore.

Aiguillettes de canard aux 5 parfums

Ingrédients : 

Aiguillettes de canard (compter 100 à 130 gr par adulte et 50 gr par gnome de moins de 5 ans)
25 ml de lait de coco
25 ml de crème de coco
2 cc de 5 parfums (épicerie asiatique)
Sel
Huile de sésame

Préparation :

Frottez une poêle avec un peu d'huile de sésame.
Faites ensuite revenir vos aiguillettes de canard à feu doux. Elles doivent être cuites tout en douceur, sous peine de voir la viande durcir. N'allez pas jusqu'à la cuisson complète, en 2 minutes grand maximum, elles sont assez cuites.
Sortez les aiguillettes de la poêle et réservez-les dans un plat à part.
Hors du feu, déglacez votre poêle avec le lait de coco. Remettez sur le feu avec 2 cc de mélange 5 parfums.
Dès que le lait de coco frémit, ajoutez la crème de coco, mélangez et laissez frémir de nouveau.
Lorsque la sauce frémit (évitez de la laisser bouillir), replongez les aiguillettes, et terminez la cuisson, sans augmenter le feu. Cela doit prendre 3 minutes environs. Salez à votre convenance, ne poivrez pas, vous étoufferiez le 5 parfums.

Cette recette est très rapide à faire : moins de 10 minutes tout inclus si votre accompagnement est déjà prêt !

En parlant d'accompagnement, la recette se marie très bien avec des pâtes, ou du blé (ou épautre, quinoa, etc...) cuit avec quelques raisins secs.
S'il vous reste de la sauce, vous pouvez la rallonger avec un peu de lait (classique ou soja) et la servir froide avec des carottes râpées. Succès assuré !

lundi 13 octobre 2014

Tant qu'il y aura du vent : nouvel extrait

Un nouvel extrait de "Tant qu'il y aura du vent"

Il s'agit ici d'un extrait très court. La fin d'un des souvenirs que Shuto se remémore. On se situe bien plus loin dans le roman. Le bateau est toujours bloqué en mer des Sargasses et l'eau potable commence à se faire rare. Vous pouvez retrouver l'incipit du roman ici.

     Calée dans son fauteuil, la tête renversée sur le dossier, elle laissait le vin la prendre. Ses arômes continuaient à résonner sur sa langue ; son parfum l'enveloppait, bouleversant le décor. L'alcool lui tournait la tête. Paisiblement. Sans excès. Juste ce qu'il fallait pour qu'elle s'abandonne. 
Ces côtes de Grâves comptaient parmi ses vins préférés, bien loin devant ces rouges solaires aux goûts de vacances et de fruits cueillis ou prisonniers des branches. Les Grâves lui chantaient un autre air. Elle en repris une gorgée, la laissa longtemps imprégner sa bouche et ses sens. L'avala. Soupira. Non, pas de fruit domestiqué qui attend la main du cueilleur. Le philtre dans sa gorge lui parlait de soleil brûlant au goût de poussière, d'arbres sauvages, de faunes accroupis entre leurs racines. Il lui parlait du fruit mûr qui tombe au pied de l'arbre, et de liberté. Pas de fruit dressé, ni de fruit pourri. Le fruit parfait, gorgé de vie, qui a connu le ciel et enlace la terre. Le fruit sans attente, libre. Il pourrira demain, mais peu importe. Aujourd'hui est fait de sucre et de liberté. Aujourd'hui, son parfum s'étend sur les racines évadées de l'humus.
Se redressant, elle vida ce qu'il restait de sa coupe. Dans ses yeux, l'âme du vin, la liberté des Grâves, dansait. Elle sourit, renversa de nouveau la tête. Sereine, elle s'abandonna au murmure du vin, au chant de la flûte et au roulement des sabots qui peuplaient son âme. Elle pourrirait demain. 
     Face à elle, dans le second fauteuil, un homme l'observait. Amusé de son attitude lascive et du prétexte du vin. Plus loin, bien plus loin, un homme l'observe. Les yeux creusés par la fatigue, les lèvres usées par le sel, il l'observe. Enfin il la voit. Un instant cette soif de liberté déferle en lui, noyant sa propre soif, un instant il goûte ce soleil de poussière. Un instant le plaisir étire sa bouche en un sourire qui lui fend la lèvre. Une goutte de sang, du sombre rouge des Grâves, se forme sur sa peau. Par-delà le temps, par-delà l'espace, il goûte enfin ce plaisir avec elle. Il s'abandonne à leur émotion, et Mnémé lui sourit.

jeudi 9 octobre 2014

Stage Liégeois et interrogations personnelles

 

     Mon premier stage d'aïkido de l'année se déroulait ce week-end à Liège, sous l'égide de Léo Tamaki senseï. Comme toujours, ce fut un moment riche d'enseignements et de partage, deux jours de pur plaisir bien trop vite passés.
     Sur le chemin du retour, en échangeant des impressions avec Alex qui pour l'occasion faisait la route avec moi, j'ai pris conscience que les stages belges avaient nettement ma préférence. Non pas que les stages en France me déplaisent ou soient dépourvus d'intérêts (ce serait un mensonge éhonté que de prétendre cela), mais plutôt que les stages en Belgique ont toujours un petit quelque chose qui décuple le plaisir d'y participer.
     Un petit quelque chose, oui mais quoi ?

La même formule ...

     Difficile de mettre le doigt sur ce qui change. Globalement, la formule reste la même : prenez un dojo, un senseï, une bande d'élèves à peu près disciplinés... Agitez et servez bien chaud ! J'exagère, bien sûr, mais à peine.
      Le lieu ne change pas grand chose, du moins de mon point de vue. Il m'est arrivé de découvrir des dojos magnifiques, ou des dojos improvisés avec d'improbables vestiaires planqués derrière des tables de ping-pong, et même des dojos pour le moins vétustes où l'on faisait voler des nuages de poussière à chaque chute. A vrai dire, peu m'importe. S'il est vrai qu'il est agréable de pratiquer dans un lieu d'une grande beauté et/ou chargé d'histoire, à mes yeux le dojo ne fait pas plus le stage que l'habit ne fait le moine.

     De la même manière, ce n'est pas le senseï qui change le stage.
     Ne bondissez pas tout de suite de vos sièges, je ne suis pas en train de dire que tous les senseï se valent ! Bien loin de moi l'idée d'une affirmation aussi saugrenue ! Il est évident que tous ne se valent pas, ne serait-ce que parce qu'ils n'enseignent pas les mêmes choses, ni avec les mêmes méthodes.
     Mais entre deux stage du même professeur, ce n'est pas lui qui explique la différence. Qu'il enseigne à Paris, à Liège ou à Tintagel, Léo Tamaki reste Léo Tamaki. C'est toujours la même qualité et la même richesse d'enseignement, la même pédagogie patiente et bienveillante... Hum ? Ha, on me souffle d'arrêter le cirage... Ok, soit ;)
   Bref, il faut chercher ailleurs la source de la différence.

... et pourtant.


     Car différence il y a. Lorsque je fais le bilan de mes différents stages, c'est flagrant. A une exception française près, je reviens toujours des stages belges avec plus de pistes de recherche, plus d'avancées, etc...
Alors pourquoi ?

     Il ne reste qu'une possibilité : les participants.
     Je parlais l'an dernier de l'impact que pouvait avoir l'attitude d'un maître sur le déroulement d'un stage (ici). J'ai pu constater que l'inverse est tout aussi vrai. L'attitude et l'état d'esprit des élèves peut considérablement modifier l'ambiance d'un stage et ce que l'on en retire.
     Bien sûr, il y a déjà des questions d'affinités qui entrent en jeu. Il est évident que nous apprenons d'autant mieux que nous prenons plaisir à pratiquer avec nos partenaires. Et soyons honnêtes, nous sommes humains. S'il est très rare qu'il y ait de véritables antagonismes sur le tatamis, il est en revanche évident qu'il y a des affinités particulières. Mon affection pour les stages belges tient d'ailleurs en partie à cela : j'y retrouve de nombreux pratiquants que j'apprécie beaucoup. Non que je n'apprécie pas les pratiquants ailleurs, mais là, il y a une véritable concentration de gens que j'ai grand plaisir à retrouver !



Photo Shizuka Tamaki


L'attitude face à l'enseignement

     Mais l'accueil et les affinités ne font pas tout. L'attitude de l'élève face à l'enseignement qui lui est proposé joue également un rôle très important et c'est là le vif du sujet.
     J'ai eu la chance l'an dernier de participer à un assez grand nombre de stages, ce qui m'a permis de croiser un nombre encore plus grand de pratiquants... et donc d'attitudes. Il me semble pouvoir dégager deux grandes tendances. Les élèves qui viennent chercher un enseignement et ceux qui viennent travailler le leur. Cette dichotomie peut sembler un peu caricaturale, elle a bien sûr besoin d'être nuancée, néanmoins, je la trouve assez parlante. A chaque nouveau stage de Léo Tamaki, je perçois cette différence de plus en plus nettement.

     D'un côté j'observe des pratiquants qui viennent chercher l'enseignement de Léo, avec toutes ses spécificités. Je n'apprendrai rien à personne en affirmant que l'école Kishinkai et Léo Tamaki proposent une forme de travail particulière de l'Aikido. Je ne vais pas faire ici l'inventaire de ses spécificités (vous pouvez trouver ici un très bon article sur le sujet, je ne vais donc pas paraphraser mes sempaï), simplement, il va de soi qu'elles impliquent une façon différente de travailler les techniques. Quel que soit le stage, je vois toujours de nombreux élèves, issus d'écoles diverses et variées, prendre la peine de travailler comme Léo le leur propose et non comme ils en ont l'habitude. Personnellement, c'est de loin l'attitude que je préfère. Il est beaucoup plus agréable de travailler avec quelqu'un qui a cette approche : on peut réellement expérimenter, creuser, chercher avec son partenaire (voir patauger allègrement à deux le cas échéant !).

     A contrario, j'ai aussi pu observer un tout autre type de pratiquants. Ceux qui, quelle que soit l'approche proposée ne travaillent que comme ils en ont l'habitude. J'imagine qu'ils doivent trouver un intérêt à leur démarche, même si j'ai du mal à percevoir ce que le stage leur apporte dans ces conditions. Peut-être justement ne voient-ils le stage que comme un entrainement supplémentaire, et non comme l'occasion d'approfondir ou de se confronter à d'autres aspects de leur discipline. Je ne me permettrai pas de juger ce point de vue, chacun ses choix, le but de l'article est simplement de montrer ce que cette attitude donne à ressentir.

J'exclus également volontairement les pénibles de base qui sont en représentation et viennent montrer "comment il font trop bien, t'as vu ?". Pour avoir été une fois cette pénible de base, je sais que ça n'apporte rien à personne, que c'est juste puéril, voir méprisant. Je crois bien que cet entraînement a été le plus désastreux de tous ceux auxquels j'ai participé ; toute à l'exaltation de ce que je venais d'apprendre (en stage justement), j'ai voulu pratiquer de cette manière dans un club d'aikibudo. Erreur grave ! J'en suis sortie avec encore plus de blocages sur cette discipline, et je doute d'avoir donné aux autres pratiquants la moindre envie de venir découvrir le travail dont j'avais tenté de faire l'éloge.
Fort heureusement, ces pénibles de base, à moins d'être gonflés d'orgueil à s'en envoler, ne sont dans ce rôle que très provisoirement (normalement, on se remet assez vite en question !). Ils sont donc très peu nombreux. Voilà pourquoi je préfère parler de ceux qui viennent travailler leur enseignement, au détriment de celui proposé.

     Bien sûr, ce comportement n'est pas propre aux stages de Léo Tamaki. En avril dernier, quelle surprise ce fut pour moi d'observer l'attitude des participants au stage de Hino senseï à Herblay ! J'étais sidérée de voir autant de pratiquants s'essayer trois fois à un exercice puis s'asseoir sur le tatami pour attendre le suivant. Investir 150€ dans un stage, avec un professeur d'une telle renommée, et en passer les deux tiers assis à attendre, j'avoue que cela me laisse pour le moins perplexe. Autant je peux comprendre que que l'on vienne chercher un entrainement supplémentaire dans un stage, autant là, je ne comprends pas. Vraiment.

     Mais après tout, c'est leur problème. Là où ça devient le mien, c'est lorsque je me trouve confrontée à leur pratique. Essayer de se plier à un exercice avec quelqu'un qui travaille d'une autre façon, cela relève de la gageure. Impossible de travailler sur le ressenti, sur la perception d'intention face à un pratiquant qui s'empresse de passer une clef dès qu'il peut. J'imagine que le ressenti pour lui n'est pas meilleur. Il doit avoir l'impression de travailler avec une sorte de blob, mou et passif. Chaque fois que je me trouve confrontée à cette situation, c'est une pleine bouffée de frustration. Je m'adapte, je reprends un travail plus dur, j'essaie d'en profiter pour travailler d'autres choses... mais j'ai tout de même cette sensation de passer à côté de ce qui est demandé et de ce que cela pourrait m'apporter. Peut-être mes partenaires ressentent-ils la même chose dans ces occasions. Difficile d'en être sûre, même s'il est probable que ce travail soit insatisfaisant pour les deux.

     Mais si la situation est insatisfaisante pour les deux, quelle est alors la solution ? Je n'ai pas de réponse à cette question. Il faut probablement couper la poire en deux et que chacun y mette du sien, néanmoins, je vois difficilement comment appliquer ce bel adage.


     D'un stage à l'autre, la répartition des pratiquants dans l'une ou l'autre tendance est très variable, même si, et à mon sens c'est heureux, les seconds ne sont jamais majoritaires. Néanmoins, et sans pouvoir expliquer pourquoi, je me suis très peu trouvée confrontée au deuxième profil dans les stages belges, ce qui explique ma préférence.

L'exception qui donne à réfléchir

   Le seul stage en France où j'ai encore moins croisé ce profil qu'en Belgique fut celui de Marseille. A vrai dire, je n'ai pas souvenir d'un seul participant qui m'ait donné cette impression, même s'il est probable que ce soit ma mémoire qui soit en cause.
   J'y ai trouvé l'attitude des pratiquants différente. Plus tournée vers ce qui était proposé et moins vers leur entrainement habituel. Mais en y réfléchissant à deux fois, il me semble que ma propre attitude était différente aussi. Plus tolérante.
Le stage était organisé par des pratiquants de Karaté. Peut-être que toute la différence réside dans ce simple fait. Les disciplines étant notoirement différentes, chacun à fait un pas vers l'autre.

Quel paradoxe qu'il soit plus difficile de faire ce pas quand nous sommes issus de la même discipline.


   共有する

    


jeudi 1 mai 2014

Le coin du bouquin : Homos Disparitus


Après 1 mois de silence (mais pas d'inactivité), me revoici avec un peu de lecture à vous proposer.

Voici un livre qui m'avait été conseillé par Boulet il y a quelques années. J'avais pris beaucoup de plaisir à le lire à l'époque, et j'en ai pris tout autant à le relire en le retrouvant par hasard il y a quelques jours.
 Et comme je suis sympa (si si, des fois), je partage !

Homo disparitus, Alan Weisman





L'auteur et le style d'ouvrage

Alan Weisman est un journaliste américain. Il est aussi écrivain et professeur de civilisation latino-américaine à l'université d'Arizona, mais avant tout c'est un journaliste de terrain. Un homme habitué à creuser, à grattouiller pour trouver des réponses et déterrer la ptite bête.
Et c'est exactement ce qu'il fait dans ce livre. Il fouine. 

Si vous attendez ou espérer un roman post-apocalyptique, c'est loupé, vous allez être déçus. Si l'auteur se place nettement dans l'anticipation, il est en revanche on ne peut plus éloigné du roman.
Il s'agit ici d'un essai, étayé par les interviews et les témoignages de nombreux scientifiques et experts.

Présupposé

"Imaginons plutôt un monde dont nous aurions tous disparu. Demain."
"Regardez le monde actuel autour de vous. Votre maison, votre ville. Les terres alentour, le macadam et le sol qu'il recouvre. Ne touchez à rien, contentez-vous d'extraire les êtres humains. Et voyez ce qu'il reste."

Voilà d'où part l'essai. De cette simple constatation : demain, l'homme disparait. Comme ça, d'un coup, sans catastrophe majeure entrainant avec nous quelques milliers d'espèces. Le comment, le pourquoi, peu importe : ils ne nous intéressent pas ici et Alan Weisman fait le choix délibéré de ne pas répondre à cette question. Ce qui nous intéresse ici c'est "et après ?". Quelle sera l'évolution de la planète quand plus personne ne sera là pour la voir ? c'est d'ailleurs le titre original du livre : The world without us


Une enquête minutieuse

Pour répondre à cette question, Alan Weisman mène une enquête minutieuse. Interrogeant plus d'une centaine de scientifiques et de spécialistes à travers le monde. Sans aucune pitié, il passe au crible toutes nos grandes réalisations. Du canal de Panama aux centrales nucléaires en passant par le métro de New-York. Avec en tête une seule question : si demain il n'y a plus personne pour les entretenir, que deviendront ces ouvrages ? Comment vont-ils évoluer et en combien de temps.
Si bien souvent la réponse n'est qu'une supposition, une vue de l'esprit, elle est toujours étayée par l'expérience du spécialiste ou des études dont on peut extrapoler les résultats

Un bilan dérangeant

Et le bilan est sans appel : nos traces ne nous survivront pas. Bien sûr nous emporterons avec nous quelques espèces, et la nature aura changé. Mais elle sera toujours là. La Vie reste la vie. Avec ou sans nous.

Et c'est bien ce constat qui est le plus dérangeant. Que l'on soit persuadé que l'homme détruit la planète ou qu'on soutienne le contraire, nous sommes toujours ethnocentrés. Et s'il y a bien une chose que l'homme n'aime pas entendre, c'est qu'il n'est rien. Que demain, la Terre effacera ses traces comme on souffle la poussière d'un objet. Peut importe ce que nous auront détruit, à l'échelle de la Vie et des ères géologiques, ce ne sera rien d'autre qu'une évolution parmi tant d'autres. Et la Vie continuera à créer et détruire de nouvelles espèces comme si nous n'avions été qu'un essai de plus. Nos âneries ne mettent pas en danger la Vie, elles nous mettent en danger nous, petits hommes insignifiants.
Et ça, ça pique un peu de s'en rendre compte. Surtout avec des preuves à charge !




L'automne au printemps

En ce moment, je n'ai pas trop d'inspiration. Et pas trop de temps pour écrire, il faut bien le reconnaître.
Mais j'arrive tout de même à réaliser de petites choses. Comme ce poème, qui sera sans doute retouché dans l'avenir.



L'automne au printemps


J'ai rencontré l'automne
Quand pointait le printemps
Quand mon printemps semblait éteint 
Dans l'hiver et le temps
Quand j'étouffais sous de faux bourgeons
Sous des apparences de fleurs
J'ai rencontré l'automne
Et ses bourrasques folles
J'ai vu mes feuilles
Et mes illusions
Mourir
Et recouvrir le sol autour de moi
J'ai vu mon écorce se fendre
Éclater
L'armure si patiemment construite
Tomber
Comme du bois trop sec
Mort et inutile
Alors que le printemps
N'était qu'une promesse
Repoussée sans fin
À demain
À plus tard
À jamais
Alors que le printemps
N'était qu'une promesse
J'ai rencontré l'automne
Et j'ai abandonné
Ma vieille peau craquelée
Dans le tourbillon de ses vents
Arrosée de ses pluies
Poussée par son élan
Je suis née de mes graines
J'ai germé de moi-même
Et l'automne en passant 
A créé le printemps.

vendredi 28 mars 2014

Pain hyper-protéiné et hypo-glucidique (recette pour machine à pain)

Il y avait longtemps que je ne vous avais pas fait profiter de mes expérimentations hyper-protéinées !
Pour remédier à cela, je vous propose aujourd'hui une recette très simple de pain hyper-protéiné à faire en machine à pain. Vous pouvez bien sûr l'adapter à la main, si vous êtes plus courageux que moi ...




Ingrédients :

300 ml d'eau tiède
l'équivalent volume de 350 g de farine en farine de lupin
l'équivalent volume de 150 g de farine en gluten pur
2 cc de sel fin
250 ml de lait délactosé
2 sachets de levure boulangère

Mettez les 300 ml d'eau dans la machine à pain. Ajoutez le sel.

Dans un verre mesureur, utiliser les graduations "farine" pour mesurer 350 g de farine de lupin.
ATTENTION ! Utilisez bien un verre mesureur et non une balance. La farine de blé et la farine de lupin n'ont pas du tout la même masse volumique ! Vous utilisez ici un équivalent volume, pas un poids !

Dans le même verre mesureur, complétez jusqu'à 500 g avec du gluten pur.

Versez le tout dans la machine à pain et ajoutez la levure.

Réglez votre machine à pain sur "pâte à pizza". Elle doit pétrir et faire lever.
A ce stade, la pâte à un aspect très granuleux. On dirait une pâte à crumble. C'est normal !

Une fois le temps de pousse écoulé, c'est à dire une fois que le programme est terminé, ajoutez le lait.

Réglez votre machine sur le programme "pain complet", 750 g et grillage maximum.
Quand la machine a terminé, vous n'avez plus qu'à déguster !




Ce pain est au dessus des 40% de protéines et en dessous des 5% de glucides. Ça semble évident, mais je vais le préciser quand même : n'en consommez pas si vous êtes allergique au gluten !

samedi 22 mars 2014

Quotidien et partique martiale


La pratique martiale, lorsqu'elle est bien abordée comme un art et non comme un sport, n'est pas de ces activités qui demeurent cloisonnées dans un petit domaine alloué. Bien au contraire, elle déborde, modifie, imprègne tous les domaines de notre vie.

Entrée dans les arts martiaux

Contrairement à beaucoup de pratiquants, je n'ai pas commencé les arts martiaux dans l'enfance. Ce n'est pas faute de l'avoir voulu, mais chaque demande s'est traduite par une inscription... à la danse ! Une lubie maternelle visant à rendre sa progéniture gracieuse et féminine ? Peut-être. Mais en vain. Ceux qui me connaissent savent que ma grâce se situe quelque part entre le fer à repasser et l'enclume de forge !
Bref, j'ai commencé les arts martiaux à 20 ans, une fois mon indépendance bien établie. Je me suis promenée d'art en art avant de connaître un premier arrêt à 25 ans pour des raisons familiales.
Un peu plus de deux ans plus tard, ma rencontre avec Max Senseï ( grâce à mon ami Daniel) me ramenait au dojo. J'ai tenu deux années et demie avant de céder aux mêmes exigences familiales et de mettre un terme à ma pratique. J'ignorais à l'époque qu'en réalité, c'était mon couple que j'étais en train d'arrêter et que j'allais revenir 4 ans plus tard vers le Karaté (entre autres), et surtout vers Max Senseï (entre autres aussi).

Avantages et inconvénients

Mais revenons-en au sujet.
J'ai donc commencé les arts martiaux tardivement. Si si, 20 ans, c'est tardif. Et comme en prime j'ai pas mal butiné avant de trouver un enseignement qui me parle vraiment, je suis restée le plus souvent dans la position du débutant.
Généralement en compagnie de pratiquants qui étaient restés plus ou moins fidèles au même art depuis leur enfance, j'ai pu souvent mesurer les inconvénients d'avoir commencé si tard.
Inutile d'en dresser la liste, tout le monde les connait. La mémoire, la capacité d'apprentissage, l'acquisition de réflexes... Tout cela se fait bien plus lentement à 20 ans qu'à 7. Et je ne parle même pas de la souplesse !

Pour autant, n'y a-t-il vraiment que des inconvénients ? Je ne le pense pas. D'avoir parcouru d'autres chemins, je suis riche aujourd'hui des enseignements qu'ils m'ont apportés. Enseignements, méthodes, conceptions... idées reçues, bien souvent aussi !
Tout cela va parfois dans le même sens que ce que m'enseignent les arts martiaux, et parfois totalement à l'encontre, provoquant de brutales remises en questions.

Quoi qu'il en soit, ce bagage me permet de prendre conscience de ce que la pratique martiale m'apporte à tous les niveaux. Chaque petite modification qui en est issue est visible, analysable. Et je n'aurais probablement pas cette facilité à observer l'influence de la pratique martiale sur ma vie si je n'avais pas d'éléments de comparaison. On se pose beaucoup moins de questions sur les habitudes qui nous gouvernent depuis l'enfance.
"La pratique martiale est quelque chose qui a une profonde influence sur nous. Parfois plus qu'on ne l'imagine." (Tamaki Senseï)
En effet, difficile parfois de réaliser à quel point elle influence des pans entiers de notre vie, en apparence très éloignés. Mais lorsque l'influence arrive brutalement à l'âge adulte, elle devient changement. Bouleversement. Il est alors beaucoup plus facile de la percevoir, de l'appréhender.

Repenser ce que l'on croyait savoir

Entrer dans les arts martiaux, et particulièrement les arts martiaux asiatiques, c'est se mettre en position de tout changer (ou presque). On en vient très rapidement à reconsidérer beaucoup de choses, jusqu'aux plus petits détails, comme la façon de poser son pied en marchant par exemple.
Des détails mais aussi des conceptions plus générales, comme notre rapport aux autres. Ou notre façon d'enseigner.

Certains le savent peut-être, j'enseigne le français (et le latin) en collège. Jusque récemment, je n'avais que rarement remis en question les programmes ou la façon d'enseigner communément admise. Il faut croire que cela devait tout de même arriver, et, aussi étrange que cela puisse paraître à certains, c'est la pratique martiale qui m'a amenée à repenser ma façon d'enseigner. Ma conception même de l'enseignement.

Je ne me risquerai pas à rapporter ici le discours qui a lancé le processus mental, car je n'en ai pas retenu les mots exacts. En résumé, Léo Tamaki  Senseï nous expliquait que son objectif n'était pas tant de nous apprendre un éventail exhaustif de techniques que de nous apprendre à bouger.
Sur le moment, je n'ai pris ces quelques phrases que dans le cadre martial. Mais une fois le cours terminé, elles ont commencé à infuser dans mon esprit, contaminant bien d'autres domaines, soulevant de nouvelles questions. Dont une principale : "Et moi, qu'est-ce que j'enseigne à mes élèves ?" Non pas tant "qu'est-ce que je mets dans mes cours ?" mais bien "qu'ont-ils vraiment appris en fin d'année ? Que leur reste-t-il qui va leur servir ?".

En toute honnêteté, la réponse n'était pas flatteuse. J'ai donc commencé à envisager l'enseignement autrement. Au fond, finir le programme, leur faire apprendre qui était Aragon ou les grands noms du mouvement romantique, ça n'a pas grande importance... J'en entends qui grincent des dents, ils ne vont pas tarder à faire une attaque. Ça n'a pas grande importance, et pire : ça n'a pas grand intérêt, puisqu'ils s'empresseront de tout oublier à peine le cours suivant entamé. On est donc bien dans l'inutile.
Bien sûr, les programmes officiels annoncent tout un panel de compétences à leur donner. Mais la liste des connaissances est telle que bien souvent il faut y renoncer pour finir le programme.


Oui mais...

... alors quel intérêt ? Pourquoi leur faire faire du français, ou pire, du latin, si l'on admet d'emblée qu'il n'en retiendront pratiquement rien ?
J'ai souri toute seule lorsque j'ai compris que la réponse m'avait été donnée en même temps que la question : apprendre à bouger. Il me fallait juste comprendre cela au-delà du contexte. Mais tout est là. Savoir bouger. Avec son corps ou avec son esprit. Bouger dans l'espace, bouger dans un texte, bouger entre deux langues, bouger entre les idées et les concepts pour pouvoir s'en servir.

J'ai donc complètement ré-orienté mes cours, n'utilisant plus le programme que comme un outil, un support pour leur transmettre cette capacité à bouger. Peu m'importe qu'ils connaissent ou non beaucoup d'oeuvres et de textes, je veux qu'ils puissent comprendre n'importe quel texte. Peu m'importe qu'ils sachent écrire un sonnet, je veux qu'ils sachent s'exprimer à l'écrit avec précision et clarté, quelle que soit l'idée qu'il veulent transmettre.

Au final, s'ils ne savent plus qui est Molière quand arrivera le mois de juin, je n'en ferai pas une maladie. Mais s'ils sont tous capables de comprendre un texte inconnu en moins de trois lectures, alors je pourrais considérer que je leur ai vraiment appris quelque chose.
Affaire à suivre, donc...